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Des moments passionnants à la Maison de l’arbre et Armand Gatti à Montpellier

30 mars 2010.
La Parole errante à La Maison de l’arbre
9, rue François Debergue - Montreuil-sous-Bois
(métro ligne 9 « Croix de Chavaux »)





Depuis le 17 novembre 2009 jusqu’à fin mars 2010 La Parole errante présente l’exposition : « Donner à voir - Lucien Bonnafé »

En ce moment, il y a, à la Parole errante, une exposition consacrée à Lucien Bonnafé. Il était psychiatre. Il se décrivait désaliéniste. Il a mis au centre de sa démarche d’écoute la poésie, mais pas seulement : « À la fin de sa vie, Bonnafé écrivait beaucoup. Il luttait contre la mise aux oubliettes. Il a été de certains combats contre Alexis Carrel et le sort réservé aux malades mentaux pendant la guerre. C’est un enseignement clinique structural pour moi. Il m’a passé, à moi comme à d’autres, ce choc extraordinaire qu’a été la guerre pour sa génération. Le désaliénisme n’est pas une décoration, comme l’ont aussi écrit Foucault et les anti-psychiatres italiens. Le pouvoir, lié au savoir, le fait de considérer l’autre comme un objet, a consisté dans un moment historique précis à pouvoir traiter les gens comme on le faisait dans les camps de concentration. Ce sont les psychiatres de cette génération, Bonnafé, Daumezon qui ont comparé l’univers psychiatrique durant la guerre à l’univers concentrationnaire. Il y en a certains qui ne s’en sont pas remis. Il y a différentes façons de ne pas s’en remettre. Certains n’ont parlé de rien et d’autres, comme Bonnafé, se sont sentis porteurs de cette histoire. Celle de la prise de conscience que, dans certaines circonstances, votre position de savoir et de pouvoir en vous autorisant à traiter les gens dans la prétention que vous connaissez leur bien, quel que soit le moment de leur vie, peut vous amener aux pires horreurs. Les pires horreurs ? 40 000 malades morts de faim et de froid. » Franck Chaumon, Psychiatre


La Compagnie De(s)amorce(s) est heureuse de vous annoncer sa dernière création

Du 03 au 06 février à 20h30 à la Maison de l’Arbre Visite de l’exposition à partir de 19h
Et le 07 février à 17h00 à la Maison de l’Arbre Visite de l’exposition à partir de 15h30
« Le dit de l’impétrance »
Texte inédit de Enzo Cormann
Mise en scène de Thissa d’Avila Bensalah
(durée : 1h)


Nécessité profonde d’être artiste aujourd’hui ? Telles sont les questions que nous nous proposons d’explorer à travers cette création.
Le dit de l’impétrance est une pièce qui met en scène une comédienne en situation de casting qui s’interroge intérieurement sur les méandres de son métier ; et une autre jeune fille, son « alter ego », qui, elle, se questionne sur le sens de sa vie. Ces deux sujets étant amenés à se confronter... L’envie de traiter de ces thématiques est intrinsèquement liée à ce que nous désirions prononcer à l’aube d’un cheminement artistique commun, comme affirmation d’une parole, d’une interrogation sur notre métier, avant de prétendre explorer le monde au travers de ce prisme.
Le commerce de l’art, sous couvert d’offrir des représentations révisées du monde, participe à plein des processus d’aliénation qu’il prétend par ailleurs dénoncer : division sociale du travail, réification, marchandisation des échanges, carriérisme, chantage à l’emploi et asservissement des corps sont, parmi bien d’autres prédations, au menu de l’aventure artistique. Je regarde avec horreur la cohorte des jeunes comédien(ne)s qui se pressent à la porte de l’ogre. La pratique du casting me semble symptomatique d’une époque fascinée par les corps souffrants de ses propres victimes.
Enzo Cormann est depuis trente ans l’une des voix majeures du théâtre contemporain en France, et trop de jeunes compagnies reculent devant ce théâtre-son, de l’explication, théâtre critique, poélitique, si nécessaire aujourd’hui pour objecter au commerce de formes qui préfèrent fuir le réel et la littérature comme la peste.
La mise en scène de la pièce est précise, d’une belle rigueur, et la parole des deux personnages féminins impressionne - au sens photographique du terme - les corps et les voix, avec élégance, sans prétention, portant haut la fragilité salutaire que donne la jeunesse à l’intelligence. Fabrice Melquiot, après avoir assisté à une première étape de travail.

Interprétation : Thissa d’Avila Bensalah et Laure Gunther
Collaboration artistique : Clémence Larsimon
Lumières et vidéo : Gisèle Pape
Scénographie : Julia Kravstova (avec la participation de Lisa Navarro)
Son : Benoît Pelé
Costumes : Maria Adelia et Alice Duval
Régie générale : Arnaud Guillamon et Charles Deligny
Régie : Leslie Sévenier
Construction : Eric Patin
Avec des extraits de « Sois belle et tais-toi » de Delphine Seyrig


http://www.armand-gatti.org
http://www.la-parole-errante.org


La Parole errante est subventionnée par : Le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), Le Conseil régional de l’Île-de-France, Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, La Ville de Montreuil

ARMAND GATTI À MONTPELLIER

La Librairie Le Grain des Mots et IDEOKILOGRAMME
Présentent
LECTURE D’ARMAND GATTI Le JEUDI 25 MARS à 19 HEURES
À LA LIBRAIRIE - LE GRAIN DES MOTS - Montpellier
(13, boulevard du Jeu de Paume)

« Opéra quantique autour de la Traversée des Langages » de Francis Bailly
http://traverseedeslangages.blogspot.com
http://www.armand-gatti.org
http://ideokilogramme.blogspot.com



Armand Gatti, poète, écrivain, viendra les 25 et 26 Mars prochains à la rencontre des participants de l’expérience (*) menée à Montpellier autour de son texte « la traversée des langages ».

A cette occasion, il viendra lire, à la librairie « Le grain des mots », Jeudi 25 Mars à 19 heures, des textes de Francis Bailly, intitulés « opéra quantique autour de la traversée des langages ».

Armand Gatti est surtout connu du grand public pour son travail avec les loulous. C’est ainsi qu’il appelle les chômeurs, repris de justice, détenus, jeunes en situation d’exclusion avec qui il réalise ses pièces de théâtre. Sous forme de stages, pendant quelques mois, ils apprennent les arts martiaux, le chant, la calligraphie, techniques qui sont ensuite mises au service du texte que Gatti écrit avec eux, à partir de leur vécu. Certains ont peut-être déjà pu écouter les lectures passionnées de ses poèmes, ou encore assister à la projection de ses films aux accents polyglottes, qui explorent les thèmes récurrents de son œuvre : la résistance, la révolution, l’exil, la déportation...

Il s’agit de s’engager, à Montpellier, dans un processus créatif autour de la poésie d’Armand Gatti, en prenant appui sur le théâtre, la musique, la peinture... pour prendre la parole sur tous les discours et questionner notre monde... Au cœur du projet, l’atelier de création artistique se déroulera du 15 février au 16 avril 2010 à la Maison pour tous Léo-Lagrange à Montpellier. Autour de l’atelier, plusieurs événements vont venir ponctuer quelques temps forts, à Montpellier et dans la Région Languedoc-Roussillon : des rencontres avec Gatti qui auront lieu tout le long de l’aventure, des lectures et des débats, une exposition...

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